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 Le grand trou [PV: Alice Mucohtel]

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MessageSujet: Le grand trou [PV: Alice Mucohtel]   Dim 4 Jan - 19:20

Le grand trou.




Au début, le ciel était bleu. D'un bleu cyan innocent qui se reflétait dans l'océan. D'une puissance sans égale, ces deux voisins face à face avaient beau être différents, ils étaient semblables. Les nuages, au départ, ne semblaient faire qu'un... mais ils se sont divisés et son devenus solitaires. Comme les Hommes. Cette histoire n'a rien d'une morale, cette histoire est simplement un récit comme un autre. Celui-ci raconte la manière dont j'ai rencontré cette fille si peu commune.

*

J'observe les plis sinueux au relief gris de mon pantalon suivant les formes de mes jambes étendues devant moi. Assis sur le gazon couleur jade fraîchement tondu de la cours de l'Académie, je pense.

Cela faisait un mois maintenant que j'avais rejoint cette école aux allures de château féerique, mais ma vie était bien loin d'être celle promise dans les livres de contes de fée. Je pense.

Lorsque j'étais arrivé, j'étais perdu, tel Alice au pays des Merveilles... hélas, comme celle-ci, je n'ai pas tardé à comprendre que c'était loin d'être un rêve et le monde dans lequel je me trouvais n'était pas le mien. Je pense.

Je ne peux pas rentrer chez moi, je n'ai aucune idée de la manière dont je pourrais quitter le pays imaginaire. Je peux voler, comme Peter pan, mais pour une durée déterminée, contrairement à celui-ci... Et je n'ai pas de fée pour me fournir de poudre. Je suis condamné à rester ici. Toutefois, on ne peut pas m'enlever ma détermination et c'est la seule chose sur laquelle je peux m'appuyer afin de progresser, afin de pouvoir un jour espérer retourner chez moi.

Je repense.

Je repense à ”mon” ancienne maison dans la montagne... Ou plutôt, celle de mon Grand-père. L'image de son visage et celui des gens que j'aime fusent soudainement dans ma tête... Ils me manquent. Beaucoup. Le manque est synonyme d'absence, ce sont ces deux mots qui nous laissent un goût amer dans la bouche, que l'on ne peut remplacer par une autre saveur. Lorsqu'on essaie, on est forcément déçus.

Je me demande ce qui s'est passé après mon départ si précipité et involontaire. Les hommes en noir qui n'avaient d'humain que leur apparence et dont la poitrine était vide de cœur et de compassion, avaient sans doute mis fin à la longue vie qu'eut ma Grand mère. Quelle triste fin. Si j'avais bien voulu retourner avec eux, peut-être que... Peut-être que...

-Non !

Ce cri est sorti seul de ma bouche, désormais ma gorge est nouée par un nœud indicible, si bien construit que je ne peux m'en défaire. Je suis dans un état dont personne ne peut me sortir... C'est l'invisible obscurité qui m'enveloppe, les lumières qu'il y a dans mes yeux se sont toutes éteintes. Mes pupilles vides se tournent vers le ciel grisâtre... Les nuages noirs sont éparpillés. Je parie qu'il va pleuvoir... Et pas des moindres ! Des cordes torrentielles vont s'écraser sur le sol pour s'évanouir sans que personne ne connaisse leur existences et leur rôles dans ce monde éphémère.

Heidi aimait la pluie. Mais je ne veux pas y penser. Ils n'auraient pas voulu... Je me sens tout de même coupable. Je reconnais avoir pensé, lorsque la colère s'empara de moi, une fraction de seconde à la lettre... En fait, je me remettais en cause: ”Et si j'avais rejoint cet endroit en disant 'J'accepte de rejoindre Asafumi' je n'aurais jamais pu assister à...” Et pouf. Plus d'Isaiah et Heidi à la montagne. D'une certaine manière, j'avais fuis les problèmes et une nouvelle vie, très loin de mon père, s'offrait à moi. Après un soupir agacé, je me levais, décidé à ne pas vivre ici. Je partirai, quelconque moyen s'offrant à moi était le bienvenu !  Bien que l'environnement d'Asafumi fusse agréable a vivre, je n'arrivais pas à pleinement en profiter à cause de ces souvenirs qui me tourmentaient désormais chaque nuit. Laissant la marque de mes bottes dans la verdure émeraude, je me rends compte que la pluie s'apprête à tomber.

Alors que je traîne des pieds pour rentrer me réfugier à l'Académie, j'entends un cri strident dont le son semble enfoui, voire même camouflé. Une voix plutôt féminine. Mon corps s'arrête immédiatement, la pluie commence à tomber. Il bruine, mais ce temps ne va pas subsister. Les gouttelettes s'écoulent dans mes cheveux bruns. La pluie me rappelle tant de souvenirs. Ce temps, dans les récits, marque la fin d'un événement, un malheur, quelque chose de terrible. Et si... pour cette fois, l'averse devenait un début ? Un début merveilleux. Le commencement d'un événement féerique. Alors que je commence à sombrer dans cette barrière qu'est celle de mes pensées, je me ressaisis en entendant de nouveau un cri. Sans hésiter, je cherche la provenance de cette exclamation...

Je cours à travers le petit bois qui se trouve au fond de la cours et me met à chercher. La végétation s'avère abondante autour de moi. Elle semble créer des échos, car j'ai beau observer et être tout ouïe, mes sens me trompent. Je ne trouve pas l'origine du cri. J'ai intérêt à me dépêcher, si je ne veux pas tomber malade. La pluie devient de plus en plus grande, elle commence à tomber en de grandes quantité. J'entends aussi gronder l'orage... Quelle poisse. J'accélère mes recherches.

Alors je me dépêche, je ne peux pas partir en laissant quelqu'un coincé ici, no-...

-aaaaaaAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !?
A cause de la boue, j'ai glissé dans un trou qui a au moins 4 mètres de profondeur... Je me relève avec douleur. Ahhh... La tête légèrement sonnée, je souffre le martyr... Si bien que je suis victime d'hallucinations. Je vois une fille aux cheveux de la couleur de la barbe à papa, le teint pâle... Elle m'observe -je crois-... Alors c'est à ça que ressemble la mort ?

-U-écoutez... J-je... je veux pas mourir tout de suite... Je d-dois... rentrer chez moi... ! J'inspire un grand coup qui m’insuffle de la détermination. Je dois vivre pour sauver mes grand-parents et affronter mon père pour lui faire comprendre que j'en ai marre qu'il me pourchasse. Donc, je vous interdis de me prendre et je n'hésiterais pas à me défendre ! Je dis dans un souffle, en brandissant un bâton qui m'étais tombé sous la main.

Je scrute d'un œil curieux cette jeune fille et son -plutôt- joli minois... Est-ce vraiment ça la mort ? Un jour, on m'a expliqué que c'était une ombre noire et sournoise qui se glissait derrière nous et nous fauchait sans nous laisser aucun répit. Mais dans ce cas là, cela donne des allures de film d'horreur avec un mauvais casting, le fait de voir cette fille aux allures de poupées. J'inspire un grand coup. Va t-elle me tuer... On ne dirait pas.






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MessageSujet: Re: Le grand trou [PV: Alice Mucohtel]   Dim 4 Jan - 21:06


Comme tous les jours depuis une semaine, je me suis encore isolée dans la petite forêt derrière la cour de cette crétine académie. C'était le seul endroit où il n'y avait quasiment personne en journée, j'en avais donc fait mon antre. Je les détestais tous ces gens. Ils étaient trop sérieux, trop idiot et beaucoup trop conforme. Jamais je n'aurais pensé cela possible, mais j'avais l'impression de ne plus avoir aucune liberté. Il y avait beaucoup de règles pour moi dans cette école et beaucoup trop de monde ! A chaque pas que je faisais, je croisais quelqu'un. Rien que de penser à eux je me sentais déjà m'énervée.

Il n'y avait rien de plus agréable que de se promener dans cette masse de verdure. Ce n'était pas si moche que ça et puis, il n'y avait aucun bruit mis à part les quelques petits animaux. Je ne les avais jamais vus, je devais leur faire peur. Tant mieux. Malheureusement, ma promenade allée devoir être écourté. Le ciel devait gris et il était hors de question que je prenne la pluie ! C'était un coup à tomber malade. Je n'étais qu'en short et sans mon pouvoir, j'allais avoir froid. Il n'y avait pas que du mauvais ici, grâce à un cours de maîtrise, j'avais appris à utiliser mon pouvoir à petite dose pour envelopper mon corps d'une fine couche de chaleur. Ce jour-là, j'avais enfin appris un truc que je trouvais utile et que je pouvais utiliser tous les jours.

Alors que j'entame le chemin pour rentrer, je passe par un chemin qui m'est inconnu. Je me demande pourquoi. Je pensais avoir fait tous les coins de mon antre. Je lève la tête pour détailler les lieux, les mémorisé lorsque la pluie commence à tomber. Catastrophe ! Je me mis à courir en sentant le froid contaminé mon être. Mon don baisse peu à peu jusqu'à devenir néant. Je déteste cette sensation ! J'ai l'impression qu'on me vole mon âme lorsque je sens mon pouvoir se gelaient dans mes veines. Je ressens ça à chaque fois que je touche la moindre goutte d'eau. Je frotte mes bras pour me réchauffer pour finalement ne plus sentir le sol sous mon pied gauche. J'essaye d'attraper quelque chose pour me rattraper, mais en vain !

"Non..Noon ! ...NOOON ! "

Je finis par ne plus sentir que le vide autour de moi. Je panique ! Je me sens comme Alice aux pays des merveilles lors de sa chute. J'ai l'impression qu'elle dure une éternité. Je crois que j'ai peur, je ne sais pas, peut-être. En tout cas, je vais le sentir passé en touchant le sol.

Et effectivement. C'est douloureux. J'ai astérie sur le ventre. Heureusement que j'ai pensé à mettre mes mains devant moi pour me protéger. Je me serai sûrement cassée le nez. Et cela aurait été pire si la terre avait été dure. Là, elle est boueuse.

En tentant de me déplacer, je gémis faiblement de douleur. Je n'ose plus bouger. Mes côtes me lancent. J'espère que je ne me suis rien fracturé. Les minutes passent et finalement mes maux s'estompent. Je me relève difficilement. Je regarde les dégâts sur son corps. Ma tête, mon buste et mes cuisses vont bien. Mes mains, ainsi que mon genou gauche saignent. Je suis dans un état pitoyable. Je suis toute sale à cause de cette bouillasse brune. J'en ai sans doute sur le visage. Je ne veux pas savoir. De toute manière, je serai toujours belle.

Ensuite, j'observe les lieux plus qu'accueillant. Ce fossé doit bien faire quatre mètres de hauteur et beaucoup moins en largeur. Je n'arriverai jamais à monter seule et je ne suis pas encore assez expérimenter pour utiliser le clonage. J'espère ne pas être dans ma tombe. C'est ma plus grande peur de finir enterré vivante, mais moi seule le sait. Je respire pour me calmer. Je dois réfléchir. Il n'y a personne dans les environs. Je ne peux pas grimper. Il n'y a pas de prises. Ou si ! Peut-être qu'avec les racines d'arbre qui dépassent à certains endroits ! J'esquisse un sourire et entame ma montée. J'espère réussir.

Je me hisse. Je suis plus très loin, je suis à mi-chemin, mais la racine se casse dans ma main. Je rechute. Quelle idiote ! J'aurai dû être plus rapide. Heureusement, je souffre moins que la première fois, je me relève sans grand mal. Il ne me reste donc plus qu'une chose à faire: appeler à l'aide

"Il y a quelqu'un ?! "

Je parle un peu bas. J'ai vraiment honte, mais il y a un semblant d'espoir dans le son qui s'échappe de mes lèvres. Je recommence même une deuxième fois.

"HEY ! Je suis lààààà ! "

Je fais de mon mieux pour qu'on m'entends mais j'ai l'impression que ça ne sert à rien. Je vois déjà morte là, de froid et de faim. Peut-être qu'ils seront tristes de ma mort. Peut-être qu'ils m'accorderons enfin une minute de silence, de tranquillité Je m'assois et continue un peu.

"HEY OOOOH ! ...ICI ! ...J'suis lààààà ! ...Hééé..! Je suis ici.. "

Ma voix deviens de plus en plus faible. Ce n'est pas bon signe. Je soupire et ramène mes jambes contre ma poitrine afin de me réchauffer un minimum en cogitant.  Qu'es que je fais bien pouvoir faire ? Personne ne s’apercevra de mon absence avant un moment. Je n'ai pas de nourriture. Et pas...

"aaaaaaAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !? "

Quand j'entends un cri venir d'en haut. Je lève la tête. Il y a quelqu'un en train de tomber ...Mais quel idiot ! Un trou avec quelqu'un et qui cri à l'intérieur ça ne se rate pas...Je le regarde se relevé. Au moins, il est résistant et pas mal. Au moins, je mourrais avec un garçon potable. Il a l'air à peu près censé.

"U-écoutez... J-je... je veux pas mourir tout de suite... Je d-dois... rentrer chez moi... ! "

J'espère qu'il a bientôt fini son monologue. Il me tape sur les nerfs.  Et puis comment peux-t-il croire que je peux l'aider en quoi ce sois ? Si on meurt ici, je n'y serai pour rien.

"Je dois vivre pour sauver mes grand-parents et affronter mon père pour lui faire comprendre que j'en ai marre qu'il me pourchasse. Donc, je vous interdis de me prendre et je n'hésiterais pas à me défendre "

Avait-il dit en me menaçant avec un bâton.
C'est pire que ça, il pense que je vais le tuer ! Cela me donne envie de rire. Ce n'est pas comme si j'avais l'air menaçante. Il est surtout idiot ! Il est ridicule...Il a définitivement perdu toute crédibilité.

"Ferme-là, tu veux !.. J'vais pas te tuer... Je sais pas pour quoi ou qui tu me prend, mais je suis normale. Sert-toi un peu de ton cerveau.
Et puis, pose ton bâton, c'est pas avec ça que tu va me blesser. "


Dit-je en soupirant. J'espère qu'il est fort. Peut-être que s'il me fait la courte échelle, je pourrais sortir.

"Tu m'explique comment tu es tombé alors que je crié d'en bas ? "


Dernière édition par Alice Mucohtel le Mar 6 Jan - 17:59, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le grand trou [PV: Alice Mucohtel]   Lun 5 Jan - 19:28

Le grand trou.




Les premier mots que lui adressèrent la poupée en short furent les suivants : « Ferme-la, tu veux ! J’vais pas te tuer… En tout cas, pour le moment. Je sais pas pour quoi ou pour qui tu me prends, mais je suis normale. Et puis, pose ton bâton, c’est pas avec ça que tu vas me blesser. »

J’inspirais un grand coup. Tant de douceur dans ces agréables paroles qu’elle disait d’une voix mélodieuse. Je soupirais longuement, le peu de nervosité qui s’était installé en moi venait de cesser. Elle m’affirmait que c’était une personne normale. Mais, je me posais la question « Qu’est-ce qu’une personne normale selon toi ? C’est quelqu’un qui traîne dans un trou de quatre mètres de profondeur en short alors qu’il pleut ? Qui plus est, cette personne est douée de magie !? » Je fus surpris qu’une telle fille ait l’air aussi virulente malgré ses airs de poupées de porcelaine, aux couleurs minutieusement réparties, aussi bien sur son corps que son visage. Ses lèvres rosées, ses yeux verts et ses cheveux barbe à papa étaient simplement magnifiques. Je n’étais pas sous le charme, loin de là. C’était un constat, elle était belle, mais cette beauté était ternie par des paroles qui étaient indignes de celle-ci… Et aussi, son visage était défiguré par les traits burinés de la colère. Le regard noir, elle me demanda « Tu m’expliques comment tu es tombé alors que je criais d’en bas ?»

Je n’avais qu’une seule réponse que je n’avais pas forcément envie de lui dire. C’était quoi, cette petite peste qui se croyait tout permis !? Déjà, je me déplaçais pour l’aider, ensuite… Elle se prenait pour une reine ou je ne sais quoi ! Je crus halluciner, je détestais les personnes comme celle-ci. Alors que j’abandonnais mon bout de bois, je commençais à parler.

« -Pauvre fille ! Je murmurais en serrant mes poings et m’avançant vers elle, d’un pas rapide et décidé. Mon visage, enlaidis par la fureur, l’exaspération et l’impatience que m’inspiraient celle-ci grandissaient à chaque fois que je me rapprochais un peu plus d’elle.
-Pour commencer, je te cherchais pour t’aider. Je voulais rentrer à l’Académie lorsque j’ai entendu tes cris suppliants, mais, toi, sale peste, tu ne méritais pas que je te vienne en aide ! Tu es aussi laide qu’une sorcière ingrate ! Je m’exclamais, visiblement énervé par le peu de reconnaissance que m’accordait celle-ci. Une fois face à elle, je la saisis par le col d’une force virulente, sans relâcher mon étreinte, je dis :
-Ne me sous-estime pas, idiote ! Je suis bien capable de te faire souffrir avec un simple bâton. Et pour terminer, je suis tombé ! J’ai glissé en voulant t’aider ! Alors tes remerciements, tu peux les exprimer un peu plus !

En fixant ses yeux, je découvrais ses longs cils parsemés autour de son iris, qui se déployaient telles les ailes d’un papillon. Ses sourcils, bien dessinés faisaient office de peinture Française de la renaissance, une véritable œuvre d’art. Sa fine bouche d’un rose pâle était en harmonie avec son visage et son nez mettait la dernière touche de perfection sur celui-ci. En supplément à la beauté de celle-ci, de beaux et longs cheveux d’une couleur exceptionnelle pour une Exceptionnelle. Dégoûté, je m’empressais d’ajouter :

«-Sale sorcière ! »

Oui, car, le peu de caractère qu’elle m’avait montré était une part horrible. La première impression est celle qui reste, et j’avais l’impression que j’allais toujours la haïr. Je la soulevais encore plus haut, d’une seule main.

«-Au lieu de me demander comment tout cela fut, concentre-toi sur la manière dont on pourrait sortir d’ici ! »

Comme je l’avais deviné, la pluie se transforma en un déluge impossible à arrêter, si bien que j’eus cru que l’on se noiera ici, couvert sous la boue. Chacune des gouttes avait son importance, car chacune d’elle avait le don de faire basculer une balance. Ce que je voulais dire par là, c’est qu’il suffit d’une seule action pour rééquilibrer l’équilibre et finir par le déséquilibrer. Entre le jugement de l’Homme et ses actions, il n’y avait qu’une passerelle infranchissable et dominée par la pluie torrentielle. Celui qui osait s’y risquer, celui qui osait menacer la stabilité de l’instabilité finissait forcément par échouer.






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MessageSujet: Re: Le grand trou [PV: Alice Mucohtel]   Mer 7 Jan - 16:51

Après avoir fini de parler, je me suis relevée. L'eau était en train de  monter et je n'avais pas tant que cela envie d'avoir les fesses mouillées. Je commençais à réfléchir quand les mots de l'idiot troublèrent ma  réflexion.

" Pauvre fille ! "

Tiens, on dirait qu'il a un peu de cran. Cela change des autres personnes de l'académie. Es que c'est la seule chose qu'il osera me dire ? En tout cas, je l'ai sans doute fait perdre son calme. Cela ce vois sur son visage. Il semble irrité, encore un qui va me haïr. C'est parfait, je ne suis pas prêt de le revoir si on sort d'ici !

" Pour commencer, je te cherchais pour t'aider. Je voulais rentrer à l'Académie lorsque j'ai entendu tes cris suppliants, mais, toi, sale peste, tu ne méritais pas que je te vienne en aide ! Tu es aussi laide qu'une sorcière ingrate ! "

C'est fou qu'un garçon parle autant pour ne rien dire. Ce qu'il dit n'est même blessant. Je trouve ça futile. Le son de sa voix résonnait un peu dans cette endroit, un peu comme dans ma tête. Il exaspére. La prochaine fois, je lui proposerai du thé et des petits gâteaux en arrivant dans ce trou. Monsieur serai sans doute bien plus heureux.

" Ne me sous-estime pas, idiote ! Je suis bien capable de te faire souffrir avec un simple bâton. Et pour terminer, je suis tombé ! J'ai glissé en voulant t'aider ! Alors tes remerciements, tu peux les exprimer un peu plus ! "

Sans vraiment que je comprenne, il m'avait pris par le col. Malgré moi, je grognais. Je détestais que l'on fasse ce genre de choses. S'il y a bien un truc que je déteste plus que les gens eux même, c'est leur proximité. A cette distance, je pouvais quasiment sentir son odeur. S'il ne me lâchait pas toute suite, j'allais finir par lui mettre un coup de boule. De plus, ses paroles n'arrangeaient rien à mon état, je sentais le peu de magie qui me restait, bouillonnait. Comment osait-il me sous-estimer à ce point ?! J'allais finir par lui mettre dans son fondement ce bout de bois. Heureusement pour lui, pour le faire reculer, je le poussa simplement à l'aide d'un de mes mains.

" Sale sorcière ! "

Je vais l'étrangler, le réanimer, lui brisé les os, lui faire manger sa famille, l'émasculé, l’éventrer et après, je lui mettrai une balle entre les deux yeux. C'est une bonne idée ça ! Non, non, non ! Plus je suis irrité, plus je sens la chaleur de flammes dans le bout de mes doigts. Je ne dois pas. Respire Alice. Respire. Tu ne dois pas utiliser la peu de magie qu'il te reste. Calme-toi. Voilà que je parle à moi-même. C'est pitoyable ! Mais j'ai raison, j'ai toujours raison. Je dois reprendre mon sang froid.

" Au lieu de me demander comment tout cela fut, concentre-toi sur la manière dont on pourrait sortir d'ici ! "

Je savais déjà comment on pourrait faire, mais il est hors de question que je lui demande de l'aide. Je préfère mourir noyé. Comment est que je pourrais sortir ? Il faut monter. On monte avec quoi d'habitude ? Des escaliers. Je dois en faire. De quelle manière ? Avec un truc dur. Dure comment ? Dure comme la pierre ? Il n'y a pas de pierre ici. Du bois alors ! Oui, du bois ! Je sais ce que je vais faire. Avec mon poids plume, cela devrai marcher.

"Débrouille toi chéri. Je vais me construire un balais. "

Je me suis mise à ramasser tous les morceaux qu'il y avait. J'en avais une vingtaine entre les bras. Avec ça, j'allais pouvoir faire au moins quatre marches, une tout les mètres. Cela allait être compliquée. Tant pis ! Je n'abandonnerai pas. Je devais les faire tenir ensemble. Il n'y avait qu'une seule option, enlevé mon haut pour le déchirer. Je n'aurai qu'à refermer ma veste et puis de toute façon je suis pas pudique. Sans réfléchir plus longtemps, je retira celui-ci et remis ma veste afin de ne pas avoir froid trop longtemps. Je fit des petits morceaux et fixant les cinq branches à chaque extrémité. J'avais toute juste assez de tissus. Mon attirail était prêt.

J'espère ne pas tomber. Je cale trois branches dans mes poches de short, plante la première assez haute et assez profond dans la terre puis je saute sur celle-ci et recommence l'opération avec une avant de chuter. A cause de la pluie, mon pied à glissée.

"Bordel..! "

J'en ai mare de me casser la gueule. De plus à cause de l'eau qui s'est accumulé au fond de ce trou, je suis trempée de la tête au pied ! C'est pas possible que je sois aussi malchanceuse en aussi peu de temps. On s'acharne sur moi. Je suis sur que c'est Nathan qui a trouvé une poupée vaudou et qui s'amuse ! Je me demande si ils se sont rendu compte de mon absence...Peu importe. Je dois réessayer. Encore et encore jusqu'à ce que je ne puisse plus bouger.

Je me remet debout, et ramasse mes affaires pour renouvelé l'opération. Cette fois, je réussi presque sauf que vu que je n'ai pas assez branche, je suis trop basse pour atteindre le rebord, même sur le pointe des pieds. Comment je vais faire pour redescendre maintenant ..? C'est que c'est haut et si je saute, j'ai peur de mal atterrir. Il n'y plus qu'à faire le chemin inverse.  En me baissant légèrement, je me rend compte que lorsque que j'ai sauté, les autres marches se sont décrocher. Bordel. Bordel. Bordel.
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MessageSujet: Re: Le grand trou [PV: Alice Mucohtel]   Sam 10 Jan - 16:24

Le grand trou.




Elle me poussais légèrement pour se défaire de la pression que j'exerçais sur elle. Elle me dit alors de me débrouiller seul, car elle allait construire un balais. Wow ! Quelle fille impressionnante, elle savait faire des balais magiques ? J'étais obnubilé par celle-ci qui faisait des allers-retours pour ramasser des bouts de bois. Subjugué par ses idées brillantes, je suis persuadé qu'elle va réussir. Malgré ses airs de peste repoussante, elle demeure plutôt intelligente. Fabriquer un tel objet... Ici, tout de suite... dans une situation si désespérée ! Je lui tirais ma plus basse révérence, ainsi que mon chapeau.
De mes flamboyants yeux curieux, je la regardais retirer son tee-... Je fus surpris, immédiatement, je détournais le regard pour me concentrer sur le sol boueux, rougissant imperceptiblement. Quel manque de pudeur !  Quelle fille étrange ! J'avais encore plus envie de l'insulter ainsi, mon cœur était partagé entre l'admiration et la haine. Quel sentiment. Je soupirais, ma vision se focalisait de nouveau sur celle-ci. Elle avait remis sa veste, tandis qu'elle arrachait son haut afin de nouer son bâton... plutôt spécial.

Je suis clairement déçu : Je pensais qu'elle allait créer un balai magique, au lieu de ça elle s'appuie en vain sur son bâton et tente de monter, un peu comme du saut à la perche ! Elle ne cesse de tomber et se relever. Je soupirais intérieurement, j'avais été trop naïf ! Alors que le peu de pluie qui tombait dans  tenaillait mon corps dans un état de semi-tremblement, gelé par les vents froids qui s'acharnaient au dessus de nous où régnait climat impétueux. Grâce à la profondeur du trou, nous n'étions pas trop atteint par la pluie. J'abandonnais l'idée de grimper à la manière de cette idiote, car désormais à mes yeux elle n'était rien d'autre que ce genre de fille stupide et bornée à mes yeux... Comme dans cette télénovéla que j'avais regardé, qui m'avait appris un bon grand nombre de choses peu communes.

J'inspirais fortement, sans aucune retenue pour expirer un long soupir qui en disait beaucoup sur mon état depuis que j'étais tombé dans cette fosse qui ne tarderait pas à devenir notre tombe si on continuait sur cette pente. Je me laissais tomber contre la paroi de cet endroit, puis je continuais à la toiser car c'était bien la seule préoccupation qui m'étais proposée. Je jubilais à la voir s'écraser sans aucune honte, puis se relever pour de nouveau répéter ces mouvements inlassables. Ce qu'elle essayait de réaliser était impossible. Je caressais mes cheveux légèrement humides a cause des quelques gouttes dissidentes qui osaient se risquer en terre inconnue. Je ramenais mes genoux jusqu'à moi pour les entourer de mes bras.

-Ça ne sert à rien, laisse tomber. On ne va pas mourir ici, on doit juste attendre que la tempête se calme et après on trouvera une solution. Dis-je d'une voix étouffée à cause de ma tête plaquée contre mes jambes.

Un bâillement vint défigurer mon visage, j'étais fatigué et je n'avais pas très envie de réfléchir. On ne risquait pas de mourir ici, c'était certain. Comment pouvais-je en être si sûr ? Cette étrange conviction qui s'aventurait dans mes veines aussi vite qu'une lumière éblouissait notre imagination, je me rappelais alors de cette compétence qui m'avait été étrangement transmise. Je pouvais dores et déjà l'utiliser, bien que je ne sache pas comment faire, mais je devais apprendre si on devait sortir d'ici. Lorsque la tempête serait passée, j'en parlerai à cette idiote.






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♦ Fiche de présentation : http://asafumi-academy.frbb.net/t53-mucohtel-alice-il-parait-que-la-beaute-n-excuse-pas-tout#138


Votre sac o/
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Vos possessions:: Amulette détectrice de fantôme

MessageSujet: Re: Le grand trou [PV: Alice Mucohtel]   Mer 14 Jan - 17:32

Cela faisait plusieurs fois que je ne faisais que tombait. Je serai surement couverte de bleues demain matin mais peu importe ! Jamais je n'abandonnerai. Je devais sortir, c'était vital. Il faisait bien trop froid pour moi ici. Je grognais à chaque chutes. Cela me taper sérieusement sur les nerfs. Lorsque je me mettait quelque chose en tête, il n'y avait plus que ça qui comptait, j'oubliais tout ce qu'il m'entourait, il n'y avait plus que moi et la sortie qui me tendait les bras. Je suis butée, je le sais, mais c'est une qualité dans mon cas.

A force de sauter, je n'ai plus de force dans les jambes. Il ne me reste plus que mes bras. Je devais changer de tactique. Je ramassais les morceaux pour essayer de voir ce que je pouvais faire. Peut-être qu'en faisant un autre "balais magique" de la même taille de la largeur du trou...Avec ça, je pourrais sans doute monter avec plus de facilité. J'allait commencer à construire celui-ci quand une voix me sortit de ma bulle.


" Ça ne sert à rien, laisse tomber. On ne va pas mourir ici, on doit juste attendre que la tempête se calme et après on trouvera une solution. "

Je l'avais oublié, lui. Il ne servait définitivement à rien. Je détestait les gens comme ça, ceux qui préfèrent attendre plutôt qu'agir. C'est tellement désolant comme manière de penser ! Il veux rejoindre sa famille, mais il est incapable d'essayer de trouver une solution pour sortir d'un fossé. Pathétique. J'avais presque envie de le gifler pour le faire remuer, mais je n'ai pas envie de dépenser la moindre énergie pour cette idiot. Je ne prit même pas la peine de répondre à ses paroles.

Quelques minutes plus tard, j'étais déjà retourné dans mon monde. Assise par terre, je m'activer pour matérialisée mon idée. Heureusement que j'était à peu près douée de mes mains, sinon cela aurait était problématique. J'aurai fini les fesses par terre beaucoup plus souvent.

Les minutes qui passaient avait l'air d'être une éternité à mes yeux. Je ne sentais plus que le climat glacial, comme si toute trace de chaleur avait été éradiquer de cette endroit. Heureusement, j'ai fini ! Je me mis debout puis j'essayai de planter chaque extrémités dans la terre. C'était à peu près réussi. Le balais était quasiment à hauteur de ma tête. J'esquissé un petite sourire, c'était plus nerveux qu'autre chose d'ailleurs. Je n'avait plus qu'à espéré que la force de mes bras sois suffisante pour le faire bouger sans avoir à toucher le sol.

Mes mains sur celui-ci, je commençais mon ascension. En donnant des petits à-coups à droite, ou à gauche, j'arrivais à faire grimper mon issu de secours vers le haut. C'était sans doute l'une de choses les moins facile que j'avais fait au cours de ma vie. C'était éprouvant, mais je n'étais pas encore tombé. C'était une petite victoire. Je crois que je suis à un ou deux mètres du sol, je n'ose pas regarder de peur de glisser. Le peu de distance que j'avais parcourut avait durée un moment, et ce n'était fini. Je n'avais plus qu'a persévéré ! J'y arriverai ! J'augmenter un peu la cadence tandis que l'espoir s'engouffré en moi.

Je ne suis pas loin. Je vois le rebord distinctement. Un, deux, trois, quatre, cinq, six, j'y suis presque ! Sept, huit, neuf, dix, onze, encore un peu. Douze, treize, quatorze, quinze, seize, dix-sept, dix-huit. J'y suis ! Je glisse doucement mon corps à gauche, puis j'agrippe le sol. Après plusieurs tentatives, je réussi à m'hisser. Je rampe quasiment puis je me redresse. Je reprend ma respiration. C'est physique comme exercice. Je sens plus mes bras, mes jambes vont un peu mieux.

Je saute de joie, littéralement. De toute manière, il n'y que moi pour me voir. Je n'ai plus qu'à rentrer, je vais pouvoir me sécher, me laver, me changer, et profiter de mes flammes dans peu de temps, mais avant, je vais faire mijoter le garçon en bas.

Tu ne vas pas mourir ici, tu dois juste attendre que la tempête se calme et après tu trouvera une solution, chaton !

Criais-je d'un haut. Il ne m'a sans doute pas vu monter, il était trop occupé à bailler.  Cette situation est très bonne pour mon orgueil. J'était sûre d'y arriver. Je n'ai jamais douter de moi et de mes capacités.

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Le grand trou [PV: Alice Mucohtel]

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