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 La lettre à retardement

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MessageSujet: La lettre à retardement   Ven 2 Jan - 18:52

La lettre à retardement.



Je fermais délicatement les paupières, barricadant les fenêtres de mon âme, scellant les portes de ma lucidité, condamnant toute entrée. Durant la première décennie que j'avais vécu, il s'était passé un changement d'une brutalité doucereuse de par ce bouleversement à la fois intrus et bienvenu, fâcheux et approprié. Cet événement avait été bénéfique pour moi.

*

Un parfum odoriférant régnait dans l'air. Elle était bien particulière, cette odeur. Propre à la montagne, à ces sommets qui dominaient le monde et qui étaient mal connus de la population « d'en bas. » On avait beau calfeutrer les fenêtres ou mettre du parfum, ces senteurs demeuraient indomptables et revenaient inlassablement, émanant une certaine forme d'innocence, dégageant une atmosphère d'ignorance.

J'aspirais flegmatiquement à sommeiller dans une chaleur saisissante, qui semblait s'incarner pour m'entourer de ses bras imperceptibles et envoûtants. Mes paupières, telle une machine épuisée après avoir fait son temps fonctionnait désormais par intermittence : elles s'ouvraient, puis se reposaient docilement en leur seuil. Vint le moment où, enfin, après ce long combat contre l'éveil je trouvais finalement le sommeil, tombant dans les abysses de l'inconscience. Les songes dans lesquels je m'étais aventuré avaient fuit ma mémoire dès que mon esprit embrumé sut faire preuve de discernement. Je restais allongé longtemps, me perdant dans les méandres de mes pensées.

Soudain, je fus brusquement tiré de mes réflexions peu pertinentes par des cris, dégradant le calme habituel de la montagne et de la maison de mon grand-père. Alors que je me demandais ce qui se passait, la réponse fusa aussi rapidement qu'Heïdi traversa ma porte. « Isa, Grand frère ! Il faut que tu partes ! Ce sont les gens en noir, ils viennent te chercher ! » s'exclama celle-ci de sa voix d'enfant. Je bondissais aussitôt sur le sol, ils étaient de nouveau là, menaçant cette sérénité. De mon regard flamboyant, j'observais le visage de cette petite fille aux cheveux ébène. J'avais l'impression que c'était la dernière fois que j'allais la voir... Un sourire sincère se dessine sur mon visage, je fus vraiment ravi de te rencontrer. Je pris le temps de poser ma main sur sa tête, et lui dit d'une voix qui se faisait douce : «Toi aussi, tu dois partir. Rendre chez toi. » Elle hocha la tête et parti en courant par le passage secret dont je l'avais informée. Je poussais la porte de l'armoire dans laquelle je trouvais une lettre bleue qui n'y avait pas sa place, la saisis avant de déplacer les vêtements qui bloquaient l'entrée d'un autre passage. Une fois réalisé, je m'aventurais à l'intérieur. Celui-ci menait au sous-sol de ma petite maison. Je me cale contre un mur, observant la lettre. J'entends les cris. Mon grand-père et ses hommes se disputant. Ma grand-mère leur suppliant d'arrêter. Tout ça... A cause de moi. Disons que ma relation familiale est plutôt compliquée. Je voudrais vraiment être ailleurs, dans un monde où je ne serais qu'une ombre pour certains, et où les autres ne me retrouveraient pas.

J'observe les plis sinueux de mon pantalon, sur laquelle est posée cette lettre qui semble m'être adressée. Je n'ai jamais reçu de courrier de ma vie... Qu'est-ce donc ? Je déplie l'enveloppe bleue et en sort un courrier illustré. Je le lis lentement, de quoi parlent-ils ? Mon cœur fait un bon dans ma poitrine lorsque je lis les mots : «[...],nous savons tout sur ce que vous cachez. » Je m'entraînais dans les montagnes, m'auraient-ils vu ? Je soupire... Ça n'est pas très grave. Les cris redoublent d’intensité. Je voudrais monter pour me battre avec les hommes en noir... Mais, Grand-père m'en a formellement interdit, je redoute ses coups de poing. Il a trop peur que je blesse quelqu'un... Moi aussi. Je continue de me plonger dans ma lecture, ignorant le virulent monde autour de moi. Plus je continue ma lecture, plus je suis surpris... Quelle lettre ! Ils me proposent de partir, tout de suite ! Il est vrai que j'ai un talent dont personne ne connaît l'existence, enfin, presque personne. J'en ai parlé à pas mal de monde. Donc, pour eux, je suis le bienvenu... alors, je me concentre sur la lettre et prononce les mots : « J'accepte de rejoindre à Asafumi ».

Il ne se passe rien.

Absolument rien.

Je suis déçu... Peut-être ne me suis pas assez concentré ? Mais j'ai beau réessayer, rien ne se passe. J'entends des coups de feu, je bondis immédiatement hors de la salle et monte dans la cuisine. Je vois ma grand-mère allongée sur le sol, tandis que les hommes en noir s'exclament qu'ils m'ont trouvé... Pourquoi lui ont-ils fait du mal !? C'est horrible ! Les larmes coulent d'elle-même sur mes joues et je fonce sur ces intrus afin de me battre, je sens le flux de magie en moi se concentrer en mon poing, je suis sur le point d'en frapper un lorsque le décor change autour de moi, interrompu dans mon élan, je tombe sur le sol, et la magie disparaît. Je regarde autour de moi... Où suis-je ?! Et l'homme !? Où es-t-il !? J'ai beau tourner la tête... Je ne vois qu'une grande bâtisse. Je comprends alors, l'effet à eu du retardement ?! Mon esprit est préoccupé par les événements qui viennent de se passer... Mes yeux, guidés par la curiosité se posent sur le bâtiment. C'est ça ! Il faut que j'entre pour demander comment je pourrais rentrer chez moi.

Alors que j'entre dans la grande bâtisse, je m'attarde une seconde sur une belle barrière imposante très architecturale qui se dresse devant un bâtiment cristallin aux allures de château féerique; la barrière est ouverte. Je pénètre le château et trouve deux escaliers en noyau s'étendant devant moi qui mène jusqu'à 4 portes alignées, de 4 couleurs différentes. Au creux du noyaux des escaliers, il y en a une autre, Qui sait où elle mène ?Il y a des entrées opposées des deux côtés, menant sans aucun doute aux autres bâtiments. Je me résigne, certain de ne pas pouvoir rentrer chez moi.






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